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09 septembre, 2026

Parfum d'automne

 


Septembre entrevoit le chemin aux couleurs

 changeantes ;

le vert tremble encore entre les mains de

 l’automne.

Un chant se propage, lumineux et discret,

et je t’invite à ne pas fermer les yeux sur cette

 saison.


Dans mon esprit, chacun de tes écrits se

 recueille.

Doux amour, tu es gravé sur chaque feuille

que je glisse dans ce petit recueil ;

la brise légère fait tourbillonner mes pensées

 vers toi.


Ô charme nouveau, tu t’incrustes chez moi,

comme une mélodie qui s’élève et me touche.

Mon esprit voyage vers tes désirs

et, d’un geste, ma tenue d’été tombe comme du

 verre.


Et tu es venu avec ta couverture douce :

aussi tendre que ton corps tiède, tu

 m’enveloppes et me réconfortes.

Le poète, attendri, s’allonge à côté d’elle et y

 passe la nuit,

n’osant la réveiller, peinant à ne pas la

 toucher.


L’automne est un second printemps, où chaque

 feuille est fleur ;

il y enferme le dernier sourire de l’année,

 comme un doux leurre.

Pourtant, le vent porte encore ta voix et nos

 promesses franches,

avant que le soir dépose son voile et que nos

 ombres se balancent.


Ma main se lie à la tienne et un doux baiser

 voile ses lèvres.

L’automne est un secret qui s’allume,

où l’aurore dépose un parfum neuf sur la

 douce endormie ;

et dans ce silence, ton souffle semble

 m’appartenir.


©Christiane 


04 octobre, 2025

Lettre d'Automne

 


Dans le miroir de l’automne, je m’éveille.

Ma plume danse, un souffle doux sur la page.

Évoquant l’homme qui charme mes merveilles,

Ses mots résonnent comme un tendre héritage.


En cette saison, ma plume te découvre.

Moi, poète découvrant le feuillage mordoré

Caressant ta chevelure en panache doré

Te peignant d'un souffle de vent


Je suis un sage typographe.

Et j'enjambe les frontières écrivant ton prénom.

Suivant mon humeur vagabonde

J'assouvis mes moindres désirs liés à ta beauté.


Je te recense au coin de mon feu.

Toi et tes délices mal captés, je ne sais que penser

Et mes doigts, cet ambre fiévreux

Me laissent porter vers des gestes insensés.


Et mes pensées d'androgyne, sur toi, je ne lésine pas.

J'analyse, m'électrise et m'éternise.

Entre la dentelle et l'endroit

Mon cœur palpite et s'essouffle en pensant à toi.


©Christiane 


29 septembre, 2025

Toile d'automne

 


Saison de l’automne, saison sans raison,

De sa plume, les poètes dessinent la fin et le début d'un cycle.

Empreinte littéraire de mélancolie, ou chaleur d'un nouvel avenir.

Il peint en ses rimes les couleurs de l'amour.

Des teintes chatoyantes sur la toile.


Belle rousse au regard flamboyant,

Il l'aligne au paysage de la forêt.

Revêtu de simples feuilles,

Il attend impatiemment la bourrasque.


Malgré le ciel peu engageant,

Il ne peut qu'admirer la dame.

Laissant échapper les mots de son âme.

Peintre de son encre, le papier en est témoin.

Laissant la trace des envies de croquer la grappe de raisin entre ses mains.


He oui, l'automne a fait mourir l'été.

Nouvelle aventure en ces lieux de promenades.

Les écureuils amassent des glands, des noisettes.

Et moi, les yeux et ma plume, je conte la beauté naturelle.


Non loin, on entend couler l'eau fraîche et limpide,

Un cri grêle de la grive survient le long de la rive.

L'endroit est ravissant, il s'y attarde, y fait halte.

Sa vision, il la prend sur la palette de son amie.


Moment de réflexion dans le calme nocturne,

Puisse-t-il penser qu’aimer la femme est préférable en automne.

Effaçant la vieillesse, embellissant la jeunesse,

Qu'en quelques lignes, il puisse la déshabiller d'un souffle du vent.


Tel l’amant âpre de la passion féminine,

Il décrit ainsi la couverture de la toile et la dévoile.

Un chef-d'œuvre de l'automne de la sorte,

Lui semble moins monotone.

La main sur la poitrine, il aime et imagine.


©Christiane