Septembre entrevoit le chemin aux couleurs
changeantes ;
le vert tremble encore entre les mains de
l’automne.
Un chant se propage, lumineux et discret,
et je t’invite à ne pas fermer les yeux sur cette
saison.
Dans mon esprit, chacun de tes écrits se
recueille.
Doux amour, tu es gravé sur chaque feuille
que je glisse dans ce petit recueil ;
la brise légère fait tourbillonner mes pensées
vers toi.
Ô charme nouveau, tu t’incrustes chez moi,
comme une mélodie qui s’élève et me touche.
Mon esprit voyage vers tes désirs
et, d’un geste, ma tenue d’été tombe comme du
verre.
Et tu es venu avec ta couverture douce :
aussi tendre que ton corps tiède, tu
m’enveloppes et me réconfortes.
Le poète, attendri, s’allonge à côté d’elle et y
passe la nuit,
n’osant la réveiller, peinant à ne pas la
toucher.
L’automne est un second printemps, où chaque
feuille est fleur ;
il y enferme le dernier sourire de l’année,
comme un doux leurre.
Pourtant, le vent porte encore ta voix et nos
promesses franches,
avant que le soir dépose son voile et que nos
ombres se balancent.
Ma main se lie à la tienne et un doux baiser
voile ses lèvres.
L’automne est un secret qui s’allume,
où l’aurore dépose un parfum neuf sur la
douce endormie ;
et dans ce silence, ton souffle semble
m’appartenir.
©Christiane
