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15 mai, 2026

Harmonie d'Amour

 


La vie nous enlace, douce et précieuse.

Elle prend notre bras, c’est une grâce

 heureuse.

Des jours bleus et lumineux, nos cœurs en

 émois,

Chante l’amour sincère, c’est un rêve de joie.


Des jours tout en bleu, plein de douceur,

Des baisers affectueux, emplis de bonheur.

Des poésies pour qui veulent les entendre.

C’est un rêve, un amour à défendre.


Donner son cœur au fil des heures,

Partager ses rêves, ses douceurs.

Oh, la la, c’est si merveilleux,

Ce sentiment précieux.


Faire une déclaration d’amour un jour,

Exprimer ses sentiments, toujours.

C’est magnifique, un vrai trésor.

Un geste d’amour qui dure encore.


Écrire pour lui, pour elle,

C’est comme une lune de miel.

Oh, la la, que c’est sublime,

Un amour qui illumine.


Murmurer ces sentiments, tout en douceur,

Au premier rendez-vous, avec ferveur.

C’est magnifique, un instant précieux.

Un moment magique et si heureux.


Des nuits d’amour qui durent quarante-cinq

 jours,

Remplies de tendresse, de velours.

Oh, la la, que c’est délicieux,

Un amour intense et si précieux.


Revoir Paris ou un autre pays,

Retrouver ses amis, la vie.

C’est magnifique, ce bonheur partagé.

Une harmonie à jamais gravée.


Dîner à deux, yeux dans les yeux,

Dans un nid d’amour, sous les draps de satin,

 plein de câlins

Oh, la la, c’est si parfait,

Des instants que l’on ne peut oublier.


Avoir deux cœurs pour faire un seul bonheur,

Se donner tout, sans aucune peur.

Oh, la la, c’est si précieux,

Un amour éternel, merveilleux.


S’aimer d’amour, pour toujours, c’est ça,

C’est magique, passionné, deux êtres à s'aimer.

Cette vie à deux, c'est ça être amoureux

Un rêve idyllique et très poétique


©Christiane


11 mai, 2026

Les traces d’un amour secret

 


Il avait quelque chose dans son sourire, je ne

 saurais dire quoi.

Mais ses yeux bleus, un éclat qui me chavire,

Des pépites étincelantes, qui m’aveuglent et me

 déchirent,

Moi, la femme du Nord cherchant le Sud, sans

 savoir pourquoi.


Un seul regard, il me désarme,

Me pénétrant au fond de l’âme,

Des yeux azur, comme un ciel d’été,

Qui ne demandent qu’à être aimé.


Un être au cœur si pur,

Un homme d’un âge mûr,

Sa main, plus large que la mienne,

M’entraîne dans son domaine.


Notre amour, devenu éternel,

Nous l’avons brodé en secret, fidèle.

Seule l’encre de ma plume a laissé des traces.

Sur la toile où j’ai surfé, sans rien prévoir,

 sans menace.


Cela pourrait être un souvenir parmi un rêve.

Mais nos sentiments n’ont pas été brefs.

Au fil des ans, nos désirs furent les mêmes.

Se rejoindre, se dire "je t’aime" sans peine.


Mon bel amour, ne puis-je revivre ces instants,

Lorsque tes lèvres se posèrent sur les miennes,

J’étais ivre de ces doux moments si puissants.

Et je soupire encore, dans cette extase qui

 m’enchaîne.


©Christiane


06 mai, 2026

Ô toi, mon Adonis

 


Ô toi, mon Adonis, amour candide,

Tu as laissé une trace en mon cœur.

T’aimer et être aimé de toi, c’est ma vie,

Un sentiment que nul ne saurait effacer ni vaincre.


Tu es mon soleil du matin.

Et la lune douce de mes nuits,

Réconfortant, chaud dans tes mots,

Tendre est l’éclat de mes caresses de maîtresse.


Je t’aime chaque jour davantage.

Ma main sur mon cœur qui bat,

Reflet de ton image, je te désire,

Un baiser sur tes lèvres, espoir de nos passions.


Dans ma vie, un tapis de roses s’étale.

Parfumé par ton arôme si doux,

Ce n’est pas un rêve, ni une illusion.

Nos destins se sont croisés dans la passion.


Le temps a brisé notre union.

Comme des oiseaux cherchant un nouvel horizon,

Côte à côte, nous nous complétons.

Sous un ciel étoilé, nos plumes enchantées.


Je me suis promis de te suivre partout.

Où tu iras, je te rejoindrai un jour,

Et si un jour, tu me rends malheureuse,

Je t’aimerai toujours, pour deux, sans retour.


Car un cœur qui ne sait pas aimer,

Qui ne s’enivre pas d’amour sincère.

Il ne pourra apprécier la lumière du soleil.

Ni la douceur de la lune éclairée par la mer.


©Christiane


30 avril, 2026

Le souffle du muguet

 


Le temps du muguet est revenu.

Comme un vieux ami retrouvé,

Il fleurit doucement dans ma vie.

D'une senteur de poésie choisie.


Son arôme m’enivre au-delà de mai.

Doux et frêle, cet ami discret,

Il se promène sur mes mots en fête.

S’asseyant sur un banc, regardant le jardin.


Le temps du muguet est revenu.

Comme un vieux ami retrouvé,

M’apportant bonheur et sourire éclatant,

Aujourd’hui plus beau, souvenir charmé.


J’aime quand il s’incruste dans mes rêves.

Et que la nuit ne veut pas finir,

Il esquisse mes lèvres fugitives.

Il devient mon premier et mon dernier désir.


Je suis sa fleur si fragile.

Son nez frôle mes grelots.

Il tient ma tige entre ses doigts.

Et me lâche : “Mon bonheur, c’est toi.”


Quelle élégance, quelle prestance,

Quelle belle preuve d’amitié partagée,

Se sentir si admirablement aimée,

Qu’une simple fleur puisse fleurir l’amour et la fraternité.


©Christiane 


05 mars, 2026

Tu ne m'as pas laissé le temps

 


Tu ne m’as pas laissé le temps.

Pas le temps de tout te dire,

Pas le temps de me faire pardonner,

Et le temps s’est arrêté, par ton silence.


Un silence glacial qui a figé mon cœur,

De ne plus te voir, ne plus t’entendre.

Cette solitude, chaque jour, à t’attendre,

Moi qui voulais t’aimer à chaque battement de ton cœur.


La vie m’a refusé ce bonheur.

Et je continue mon chemin, sans tenir ta main.

En souvenir de toi, juste une rose virtuelle,

Je l’ai encadrée avec ta photo.


Tu ne m’as pas laissé le temps.

En me refusant ton dernier baiser.

Ma vie s’est complètement brisée.

Et des perles ont coulé sur mes joues.


Il ne me reste que quelques souvenirs.

Des instants fabuleux, de nos moments de tendresse,

De nos soirées de fou rire, de ces moments de désir.

Tu es parti, sans rien me dire, tout cela m’a fait souffrir.


Ce soir, mon cœur saigne, j’ai de la peine.

Ce n’est que dans mes écrits que ton amour résonne encore.

Et voilà le printemps qui revient, en entendant toujours ce

 refrain.

Tu ne m’as pas laissé le temps que ton âme a été emporté

 par le vent.


©Christiane


19 février, 2026

La muse de la nuit

 

Tu es l'esthète de l'amour, le rêveur passionné.
Cultivant la femme, douce fleur à dévoiler,
Roméo cherchant Juliette dans l'éternel bal,
Poète de nos cœurs, aimant sans fin, sans égal.

Baladin moderne, tu dresses ton chant romanesque,
Dessins de ta dulcinée, sous un charme qui te pousse,
Poète de l'ère, tu vis dans un rêve profond.
Imagine une rose sans épine, un amour sans fond.
 
Dans la nuit, ta plume trace des mots flatteurs.
Relisant tes strophes sous la lampe, témoin de tes douleurs,
Chanteur de sentiments, tu fais vibrer le cœur.
Emporté par le feu de tes soupirs, ta douce ardeur.
 
La femme, pour toi, une passion à ne plus finir.
Source de déraison, de pulsions à chérir.
Elle s'enflamme sous ton charme, désarmée par ton regard.
Tu es cet amoureux fou à tomber à ses genoux.

Mais où est celle qui t'hypnotise et te fait frissonner ?
Juste sa présence, par sa simple beauté.
Sous ses habits, une Vénus, une muse, une promesse.
Que ton corps, ne résiste pas à sa caresse.
 
Roméo, tu t'offres corps et âme.
Celui qui ravive la flamme.
À la lueur de la lune, poétise la femme.
Et fait revivre l'intense ivresse de tes prouesses.

Dans cette passion accordée à cette déesse
Tu es alors, le poète de leurs nuits.
Un Adonis, dans leur nid, elle frémit
À l'aurore, dès lors, les amants s'unissent.
 
©Christiane

15 février, 2026

L'amour fou

 


Ce que j’ai aimé, qu’il soit gardé ou non,

Je l’aimerai toujours, comme une étoile dans la nuit.

Je te réinventerai, pour moi, avec le désir.

D’éternellement faire renaître la poésie et la vie.


Ma chance, éparse dans ce vaste monde,

S’épanouit dans un amour fou, infini.


Indépendamment de ce qui arrive ou n’arrive pas,

C’est l’attente qui sublime, qui fait toute la beauté.

Pour que nos retrouvailles soient intenses,

Malgré cette distance qui déchire nos âmes,

Je laisse mon imagination bâtir notre passion.

Telle une flamme qui ne cesse de croître.


Quand l’amour devient poésie, la plume charme,

Inspirant les désirs profonds de l’homme.


J’ai aimé trop les yeux d’un homme.

Laisser couler dans mes veines cet amour fou,

J’ai franchi la frontière interdite.

Et dans tes bras, je suis tombée.

Une aventure naissante, prête à s’envoler.


©Christiane 


12 février, 2026

L’essence de l’amitié

 


Il y a des jours où tout va trop vite.

Et toi, t’es là, discret et sans rien dire

Juste un regard, juste un sourire

Et je me sens ainsi un peu moins vide.


On n’a pas toujours les bons mots à chaque instant.

Mais t’as cette façon d’être là

Comme un ami , un vrai cadeau, un vrai trésor

Qui me relève quand je perds la foi.


Un peu de toi, c’est du bonheur

Un message qui touche mon cœur.

C’est de la tendresse sans raison.

C’est un sentiment, sans nom.

Peut-être que c’est ça, l’amour

Sans grands discours, juste chaque jour


Tu n'as pas besoin de dire grand-chose.

mais tu sais quand je simule quand je fais semblant

Quand je cache mes larmes sous une pause

Quand je te dis "ça va", alors que vraiment, je n'en peux

 plus.


Un peu de toi, c’est un fluide qui me parcoure

C’est un regard qui répare le cœur.

C’est un silence qui fait du bien.

C’est d’être là, juste là, pour rien.

Peut-être que c’est ça, l’amour

Dans les petits gestes, jour après jour


Je ne te le dis pas assez souvent.

Mais tu es cette lumière doucement.

Tu n'es pas parfait , je ne le suis pas non plus.

Mais tu es là, et moi, je ne suis plus perdue.


Un peu de toi, et la joie s'éveillent.

Pas besoin de faire de grandes choses

Ta présence est la tendresse qui veille.

Et je me sens vivante, je me sens plus forte.

Tu me connais par cœur, même dans mes silences déguisés.


Mais tu es là, toujours aux aguets.

Toujours avec beaucoup de respect

Une main tendue pour me rattraper de la chute

Et puis tu t'effaces un instant, pour mieux revenir.


©Christiane



11 février, 2026

Au Coeur du Jardin des Mystères

 

Au jardin de l'amour, je me suis aventurée,

Et j'y ai vu ce que je n'avais jamais vu.

Là, figé au milieu, il était devant moi,

Ce cèdre au tronc solide où j'ai posé les mains.


Non loin, une statue de poète,

Mes yeux l'admiraient, me demandant qui il était.

Autour de lui, de jolies fleurs se dressaient,

Et chacune d'elles dégageait un arôme enivrant.


Dans cet Eden, je m'y suis promenée,

Je me suis assise dans l'herbe.

Le soleil, comme une douce caresse, m'inspirait,

Et plume en main, j'écrivais.


Quel bonheur ! Dans ma tête, des petits cœurs.

L'amour, oui l'amour, flottait et déposait de doux sentiments.

J'imaginais la statue du poète en mouvement.

En réalité, il aurait été mon amant.


J'ai toujours eu un penchant naturel

Rêver, imaginer, fuir la banalité.

Romantisme obligé pour composer

Ne serait-ce un instant à même divaguer et voyager.


Dans le jardin des délices, je me suis réfugiée,

Et le poète, au milieu, s’est réveillé.

Intriguée, je me suis approchée,

Et l’aventure de l’amour a enfin commencé.


©Christiane


09 février, 2026

Les mots du cœur

 


Pourquoi attendre un jour spécifique,

Alors que mes yeux admirent tout en éphémère ?

Pourquoi attendre un jour précis,

Alors que chaque instant qui nous lie est à contempler ?


L'amour au quotidien, c'est l'élixir du bonheur,

C'est la palpitation de deux cœurs qui s'unissent.

Un regard, une caresse, empreints de délicatesse,

Juste l'instant d'enjouement qu'on oublie tout le reste.


Si Cupidon évoque février,

Aragon, lui, n’a pas attendu pour écrire.

Ses yeux, aveuglés par la passion,

Il a été frappé par l’amour de sa plume.


C’est tellement beau, l’amour.

C’est tellement beau d’y croire.

Des poésies, des chansons,

Des souvenirs qui tournent autour.


©Christiane


10 décembre, 2025

Havre de paix et d’amour

 


Cela sera toujours dans mon havre de paix.

Que ta présence illuminera mon ciel

Des étoiles dans ses yeux brillent tels des diamants.

Tu es mon soutien, mon âme-sœur qui guide mon chemin.


Tel le velours, tes bras m'entourent.

Une douce chaleur, pleine de douceur

Tant de sensations dans nos passions

Tant d'émotions dans notre amour


Dans cette rencontre du bout du monde

C'est dans tes mots que je te rejoins.

Dans l'attente de te revoir

Dans l'expression d'une passion



La vie nous mène dans une aventure.

Nulle ne sait où elle se termine.

Du présent, on en fait des souvenirs.

D'un baiser que l'on n'oublie pas.


Ma tendresse est une éternelle caresse.

Tu es le soleil qui réchauffe mon cœur.

L'hiver, est-il une étape dans ton silence ?

Mais toujours appris à être patiente.


Ma plume est un plaisir secret.

Son encre est l'élixir de mes désirs.

Les nuits m'emmènent inlassablement.

Vers des rêves éphémères, vers celui que j’aime.


©Christiane


28 novembre, 2025

Si l'amour pouvait résoudre tout comme ici ...

 


La petite fille m’a demandé si je pouvais être son papa jusqu’à ce qu’elle meure, mais j’ai refusé pour une seule raison. Ce furent ses mots exacts. Sept ans, assise dans un lit d’hôpital avec des tubes dans le nez, et elle m’a regardé—moi, un parfait inconnu, un biker à l’air effrayant—et m’a demandé si je voulais bien faire semblant d’être son père pour le temps qu’il lui restait.
Je m’appelle Mike. J’ai 58 ans. Je suis motard, avec des tatouages sur les deux bras, une barbe qui descend jusqu’à ma poitrine, et je roule avec le Defenders Motorcycle Club.
Je fais du bénévolat tous les jeudis à l’Hôpital des Enfants pour lire des histoires aux petits malades. C’est quelque chose que notre club a commencé il y a quinze ans, quand la petite-fille d’un de nos frères a passé des mois en oncologie pédiatrique.
La plupart des enfants ont peur de moi au début. Je comprends. Je suis grand, bruyant, et j’ai l’air d’un type qui sort d’un film de motards, pas d’un hôpital pour enfants. Mais dès que je commence à lire, ils oublient mon apparence. Ils n’entendent plus que l’histoire.
C’est ce que je pensais qui arriverait avec Amara.
Je suis entré dans la chambre 432 un jeudi après-midi de mars. L’infirmière m’avait prévenu : une nouvelle patiente. Sept ans. Neuroblastome stade quatre. Aucun membre de la famille n’était venu la voir depuis les trois semaines où elle avait été admise.
« Aucun membre de la famille ? » ai-je demandé.
Le visage de l’infirmière s’est crispé. « Sa mère l’a abandonnée ici. Elle l’a déposée pour le traitement et n’est jamais revenue. On essaie de la joindre depuis des semaines. Les services sociaux sont impliqués mais Amara n’a aucune autre famille. Elle ira en famille d’accueil dès qu’elle sera assez stable pour sortir. »
« Et si elle n’est pas stable ? »
L’infirmière a détourné le regard. « Alors… elle mourra ici. Seule. »
Je suis resté une minute entière devant la porte avant de pouvoir entrer. J’ai déjà lu à des enfants mourants. Ça ne devient jamais plus facile. Mais un enfant mourant complètement seul ? C’était un nouveau genre d’enfer.
J’ai frappé doucement et ouvert la porte. « Salut, je m’appelle Mike. Je suis là pour te lire une histoire, si tu veux. »
La petite fille dans le lit a tourné la tête vers moi. Elle avait les plus grands yeux bruns que j’aie jamais vus. Ses cheveux avaient disparu avec la chimio. Sa peau avait cette teinte grisâtre qui signifie que le corps se bat. Mais elle a souri en me voyant.
« T’es vraiment grand », dit-elle d’une voix faible et rauque.
« Oui, on me le dit souvent. » J’ai levé le livre que j’avais apporté. « J’ai une histoire sur une girafe qui apprend à danser. Tu veux l’entendre ? »
Elle a hoché la tête. Alors je me suis assis et j’ai commencé à lire.
J’étais à la moitié du livre lorsqu’elle m’a interrompu : « Monsieur Mike ? »
« Oui, ma puce ? »
« Vous avez des enfants ? »
La question m’a frappé en plein cœur. « J’avais une fille. Elle est morte à seize ans. Accident de voiture. Ça fait vingt ans maintenant. »
Amara est restée silencieuse un instant. Puis elle a demandé : « Elle vous manque d’être un papa ? »
Ma gorge s’est serrée. « Chaque jour, ma chérie. »
« Mon papa est parti avant ma naissance », dit-elle simplement. « Et ma maman m’a amenée ici et n’est jamais revenue. Les infirmières disent qu’elle reviendra jamais. »
Je ne savais pas quoi répondre. Que peut-on dire à une enfant de sept ans abandonnée en pleine agonie ?
Amara a continué : « La dame de l’aide sociale a dit que je vais aller chez une famille d’accueil quand j’irai mieux. Mais j’ai entendu les médecins. Ils pensent pas que je vais mieux. »
« Chérie… »
« C’est d’accord », dit-elle. Sa voix était si calme. Trop calme pour une enfant. « Je sais que je vais mourir. Tout le monde pense que je comprends pas mais si. J’ai entendu qu’ils disaient que le cancer est partout. Ils ont dit peut-être six mois. Peut-être moins. »
J’ai posé le livre. « Amara, je suis tellement désolé. »
Elle m’a regardé avec ses grands yeux. « Monsieur Mike, je peux vous demander quelque chose ? »
« Tout ce que tu veux. »
« Vous voulez bien être mon papa… jusqu’à ce que je meure ? »
Le silence a envahi la pièce. Même les moniteurs semblaient s’être arrêtés. Je sentais mes cinquante-huit ans peser sur mes épaules comme du plomb.
Je voulais dire oui. Bon Dieu, je voulais dire oui tellement fort que mes os en faisaient mal. Mais j’étais juste un vieux biker cabossé qui venait une fois par semaine avec des livres d’images. Je buvais trop, je criais encore certains soirs en appelant le nom de ma fille morte dans une maison vide. Qu’est-ce que je savais encore du rôle de père, même pour un petit moment ?
J’ai avalé la pierre coincée dans ma gorge. « Chérie… j’en serais honoré. Mais je dois être honnête : je suis peut-être plus très bon comme papa. Je pourrais rater des choses. »
Son visage entier s’est éclairé comme un lever de soleil. « C’est pas grave. Vous pourrez vous entraîner avec moi. »
Et juste comme ça, j’avais une fille de nouveau.
Les infirmières ont pleuré quand je leur ai dit. L’assistante sociale a pleuré encore plus quand j’ai demandé la garde temporaire, l’autorité médicale, tout ce qui me permettrait de la ramener à la maison si elle devenait assez forte, ou de rester à son chevet chaque jour si ce n’était pas le cas. Le club est venu en force—vingt-cinq Harley grondant sur le parking de l’hôpital, faisant paniquer la sécurité jusqu’à ce qu’ils voient les peluches attachées à chaque moto.
On a transformé la chambre 432 en un endroit qui ne ressemblait plus à une chambre d’hôpital. Un des gars a apporté une parure de lit rose. Un autre, un petit gilet en cuir avec “Daddy’s Girl” brodé dans le dos. Quelqu’un a accroché des guirlandes lumineuses. Quelqu’un d’autre a fait entrer un chiot (pas autorisé du tout, mais seulement dix minutes—Amara en a ri si fort qu’elle a dû remettre son oxygène).
Le jeudi est devenu tous les jours. Je lui ai lu le livre de la girafe jusqu’à ce qu’on le connaisse par cœur. Puis Charlotte’s Web. Puis Harry Potter. Quand ses mains sont devenues trop faibles pour tenir le livre, j’ai tenu le livre pour nous deux. Quand la douleur devenait trop forte, je me couchais dans son lit minuscule et je la laissais s’endormir sur ma poitrine pendant que je fredonnais du Johnny Cash, comme avec ma propre fille autrefois.
Les médecins n’arrêtaient pas de secouer la tête. Ils n’arrivaient pas à comprendre. Les scanners n’étaient pas vraiment meilleurs—mais pas pires non plus. Six mois sont devenus neuf. Neuf sont devenus douze.
Le matin de ses huit ans, Amara s’est réveillée et m’a dit : « Papa, j’ai rêvé que je courais. Mes jambes marchaient et tout. »
Je l’ai embrassée sur la tête. « Alors on va rendre ça vrai, bébé. »
Deux semaines plus tard, l’oncologue m’a convoqué, les yeux écarquillés. « Les tumeurs dans sa colonne… elles rétrécissent. Je n’ai jamais— » Il s’est arrêté. « Nous constatons une régression significative. Je n’ai pas d’explication. »
Moi, j’en avais une. L’amour. L’amour simple, têtu, bruyant, tatoué.
Dix-huit mois après le jour où elle m’a demandé d’être son papa “jusqu’à ce qu’elle meure”, Amara a quitté l’hôpital sur ses deux jambes, tenant ma main, son petit gilet en cuir sur le dos, et un sourire plus grand que le ciel.
Le club lui a organisé une fête de retour qui a secoué tout le quartier. Il y avait des poneys. Un château gonflable. Un gâteau de la taille d’une roue de Harley. Et quand le soleil s’est couché et que le feu crépitait, Amara s’est installée sur mes genoux, a regardé les étoiles et a murmuré : « Papa ? »
« Oui, bébé ? »
« Je crois que je vais pas mourir avant très longtemps. »
Je l’ai serrée contre moi, assez fort pour sentir nos deux cœurs. « Bien », ai-je dit, la voix cassée comme celle d’un vieux. « Parce que je viens juste de commencer à être ton père. »
Elle a quinze ans maintenant. Toujours en rémission. Toujours en train de m’appeler Papa chaque jour. Toujours endormie dans les mêmes draps roses de la chambre 432.
Et tous les jeudis, qu’il pleuve ou qu’il vente, on retourne à l’Hôpital des Enfants—moi sur ma Harley, elle derrière moi, accrochée comme si elle avait fait ça toute sa vie—et on lit des histoires aux nouveaux enfants qui ont peur et qui souffrent.
Parce que certaines choses valent plus que les années qu’on a.
Certaines choses sont éternelles.
« L’amour peut guérir. Partagez cette histoire d’espoir et de résilience avec quelqu’un qui en a besoin. »

Harmonie d'Amour

  La vie nous enlace, douce et précieuse. Elle prend notre bras, c’est une grâce  heureuse. Des jours bleus et lumineux, nos cœurs en  ém...