Je ferme les yeux et
m'étends.
Pour
mieux les entendre, les voir danser sur du papier.
Écouter
et me laisser bercer par une mélodie
Et
rêver pour qu'ils prennent vie.
Raviver
la flamme de mon corps endormi,
Ressentir
tes doigts dans une caresse attendue,
Sentir
ton souffle dans mon cou,
Douce
fièvre soupirant des "je t'aime"
Soupirs
dans une nuit qui s'achève.
Deux
corps en mouvement,
En-dehors
de l'espace-temps,
Dans
mes chimères que je sais éphémères,
Désirs
ardents qui me rendent féconde.
De
cet amour, il ne faut pas en avoir honte.
À
l'aurore, je me réveille.
Apaisée
et fraîche comme la rose.
Il
me vient soudain une envie.
D'écrire
et de faire des proses,
Empressée
et pleine d'audace.
Je
rougis, ai-je dit son nom ?
De
celui qui m'a inondée d'envies pendant la nuit,
Nuit
câline et de folie.
Son
visage s'illumine dans chaque mot que je lui destine.
Un
sourire aux lèvres, je sais que je l'apaise.
©Christiane