Rien n'est plus triste que cette solitude,
Quand notre amour s'envole vers d'autres
latitudes.
Qu'il soit sur cette terre ou bien en terre,
Les blessures restent ouvertes, amères.
N'as-tu pas envie de pleurer ?
De ne plus rien pouvoir partager ?
Plus un seul baiser, un visage à caresser,
Chéri, entends-tu mon désarroi ?
Une seule mélodie qui m’interpelle ;
La nuit était si belle.
Lorsque nos corps, en symbiose, en feu, se
touchaient,
Mais ce soir, mon lit est vide, abandonné.
Oui, j’ai le blues de toi, de ton absence,
De ne plus sentir tes bras, ta présence.
Les adieux, les au revoir, je ne voulais pas ;
Mes yeux, perles, encore hantés par nos émois.
Il est minuit et je ne trouve pas le sommeil,
Je vois des ombres danser, nos ombres
vermeilles.
Il suffirait d’une étincelle pour que tu
reviennes ;
Ce soir, je suis nulle part, poussière qui
t’éteint.
©Christiane

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