Moi et une majorité du peuple belge.
Normalement, ce jour est synonyme de fête, de rassemblement et de fierté.
Mais cette année, le cœur n'y est pas. Comment célébrer quand tant de foyers belges sont plongés dans l'angoisse du lendemain ?
Notre drapeau national, je le vois aujourd'hui en berne, lourd de larmes :
Le Noir comme nos nuits blanches à s'inquiéter pour l'avenir de nos enfants.
Le Jaune comme la lumière de nos espoirs qui s'éteint doucement.
Le Rouge comme la blessure d'un peuple qui aime sa patrie, mais qui se sent abandonné par ceux qui la dirigent.
« Quand les décisions d'en haut finissent par briser les vies d'en bas, ce n'est plus de la politique, c'est de l'abandon. »
Derrière les chiffres, les réformes et les discours froids, il y a des visages. Il y a nos parents qui ont travaillé toute leur vie et qui peinent à se soigner. Il y a nos voisins qui n'arrivent plus à joindre les deux bouts. Il y a cette sensation douloureuse de voir notre pays, si beau et si solidaire d'ordinaire, s'éteindre à petit feu.
Ce 21 Juillet, nous ne faisons pas la fête. Nous portons le deuil d'une Belgique que l'on aime et que l'on voit souffrir.
Partagez si, vous aussi, vous aimez ce pays mais que votre cœur est lourd aujourd'hui.
Texte de : Eric Castelain (Internaute)
