Que de mots échangés, de
mots enfouis,
entassés en pêle-mêle,
Tous
ces écrits dévoilés, sortis du silence,
Un
geste infime peut les mimer avec aisance,
Une
tendre poésie, née d’une douce
insouciance.
Que
de rêves avons-nous imaginés !
Combien
de voyages pour venir te retrouver,
Combien
d’heures ont filé,
Et
nos deux âmes, que rien n’a jamais oubliées.
Les
yeux fermés, nous nous sommes dessinés,
Dans
une passion enflammée, nous nous
sommes aimés,
Nous
avons proclamé nos désirs et nos envies
furieuses,
Notre
amour ardent, pourtant si précieux…
Au
fil du temps, il y eut le silence ;
Dans
un vaste tourbillon, certains mots se sont
envolés,
Peut-être
oubliés, d’autres égarés,
Mais
dans mon tiroir, les miens, prisonniers, y
sont restés.
Ce
soir, j’ouvrirai ma fenêtre
Pour
que ton âme vienne me susurrer à
l’oreille
Tous
ces mots félicités, véritables clés ;
Je
fermerai la fenêtre et garderai en moi la
douceur de ta tendresse.
©Christiane